Le dev perso et ses incohérences

La coach anti-stress que je suis aura passé une année extrêmement stressante ! Une année que j’ai pu vivre, grâce à mes outils, mes connaissances et mon expérience, de la manière la moins stressante possible. Une année que je n’avais pas vu venir, durant laquelle je me suis immergée dans le domaine du développement personnel que j’intègre peu à peu et qui représente un accomplissement dans ma carrière, car je m’offre enfin ce luxe suprême d’être moi à 100%.

Jusqu’à présent j’ai surtout travaillé pour l’école privée et publique, puis Montessori, l’éducation, la formation et des organisations privées finalement. J’ai exploré des domaines qui comportent tous leurs incohérences, mais alors, j’ai été spécialement surprise de l’ampleur des incohérences du dev perso ! Je pensais que le domaine de l’aérien, dans lequel j’ai évolué pendant un an, détenait la palme, mais finalement non ! 

Quand je découvre quelque chose de nouveau, j’aime bien voir ce qui se fait sur le « marché » pour me faire mon idée propre. Cela m’aide à me positionner par rapport à ma « concurrence » ou comme ils aiment mieux l’exprimer ici « mes partenaires », car dans le dev perso il n’y a pas de concurrence, surtout pas, ce mot est banni, vilain mot. Parce que les mots, jouent sur notre état d’esprit. Les mots que nous utilisons ont une connotation négative ou positive. En effet, je l’ai moi-même constaté bien souvent. Mais au lieu de condamner le mot, mieux vaut accompagner selon moi les gens à libérer l’émotion qu’il y ont attaché que supprimer le mot ! Un mot est un mot. Il est neutre. Il a le sens que nous lui donnons surtout, à travers notre parcours. Par exemple, le mot « autorité » est un mot que j’utilise très souvent dans mon métier. Pour moi ce mot est neutre, son sens ne me provoque rien d’autre en moi que ce qu’il signifie : (source : Larousse.fr)
 
1. Pouvoir de décider ou de commander, d’imposer ses volontés à autrui
 
Je comprends totalement que ce mot puisse provoquer des tonnes d’émotions négatives et fortes à la plupart des personnes qui le reçoivent, carrément. C’est justement une très bonne piste pour travailler notre rapport à l’autorité et libérer justement notre histoire personnelle avec elle.  Mais ce mot est bel et bien neutre. Il ne signifie pas « dictature », « irrespect » ou encore « abus », etc. « Décider » n’est ni bon ni mauvais, pas plus que « commander » et « imposer ses volontés ». Et si c’est du négatif qui vient le plus souvent en tête quand on emploie ou qu’on reçoit ce mot, c’est qu’il serait bon de creuser plus profond sur nous-même et notre passé, plutôt que de le condamner et le rejeter (ce qui en dit déjà extrêmement long). Personnellement, je me sens totalement à l’aise avec ce mot et sa définition, car j’en ai compris son utilité et en ai travaillé la justesse et la bienveillance avec laquelle je l’applique
 
D’ailleurs, dans le dev perso, beaucoup de mots sont souvent bannis, remis en question. Beaucoup d’attitudes aussi. Et pour cause, le dev perso est là pour aider les gens à évoluer ! Mais je trouve ces démarches souvent très incomplètes et radicales. Pourquoi demander aux gens d’adopter son propre état d’esprit alors que quand on est coach on aide les gens à devenir eux-mêmes ? Pourquoi se montrer parfois si catégorique dans son avis, alors qu’une démarche professionnelle doit plutôt afficher de la neutralité ? Pourquoi rejeter, par exemple, le fait de se comparer aux autres alors que cette démarche est normale, humaine et utile si l’on sait s’en servir. Pourquoi rejeter le dialogue ? Car quand j’ai simplement affiché un désir d’utiliser une autre méthode lors d’un échange, je me suis souvent faite violemment agressée par les coachs vexés/heurtés par ma vérité. Je ne devais pas leur dire que je n’étais pas d’accord, car ils s’en foutaient ou y voyaient là une démarche vicieuse, un affront, etc. J’ai cessé de suivre bien des coachs comme ça, qui pourtant avaient une bonne approche des choses. Mais qu’auraient-ils à m’apporter de constructif en rejetant d’emblée mon désaccord ou en m’affichant leur paranoïa, finalement ? En m’exposant ainsi leur jugement non fondé, ils ont surtout perdu à mes yeux toute crédibilité
 
Alors oui, aujourd’hui je m’épanche et vous donne un avis personnel. C’est le but de la catégorie « Ça me stresse », d’ailleurs. Il vous permettra de mieux me connaître, mais il n’a pas pour but de boycotter vos façons à vous de faire, puisque ça n’est que mon avis suite à des expériences vécues avec mes filtres à moi. Je préfère de loin vous aider à assumer vos avis et à ne pas en rougir plutôt que de vous faire sentir qu’ils sont problématiques. Mon travail consiste en cela et je le prends très à coeur. 
 
D’ailleurs vous ne serez pas forcément d’accord avec moi, car vous aurez eu une autre expérience, et c’est ok. Mon avis vous éclairera simplement sur ce qui a de l’importance pour moi. Mais il n’effacera en rien l’importance du vôtre ! Cela me fait du bien aujourd’hui de m’épancher dans cette catégorie « Ça me stresse » de mon blog. Mais ce n’est pas ce que j’ai envie de vous apporter dans mes accompagnements de coach, excepté si vous faites appel à mes capacités de mentor, puisque c’est justement la démarche d’un mentor et non d’un coach. Je préfère largement être impartiale et vous laisser toute la place quand je vous accompagne. Je trouvais donc important de préciser ma démarche. Car vous aussi constaterez bien souvent mes incohérences à moi. Et c’est ok, c’est juste. Nos incohérences font partie de nous, c’est grâce à elles que nous pouvons d’ailleurs nous développer et nous dépasser. Je travaille avec elles, en conscience. 
 
Mais découvrir que dans cet espace qu’est le dev perso, que j’affectionne tant car il m’accompagne depuis toujours, on continue encore de condamner une attitude ou en privilégier une autre sans guider nos prospects/clients quant à nos positionnements personnels, ça m’a fait le même effet qu’en découvrant qu’à « Mensa », la Mecque du haut potentiel, que j’étais heureuse de découvrir après tant de souffrances au sujet de ma différence, on rejetait avec orgueil les « neurotypiques » ou encore les « normo-pensant » (sous entendu les « moldus », quoi) comme ils nous avaient rejetés avant ! Comme ce médecin en qui j’avais confiance que j’ai voulu questionner au sujet du vaccin en toute humilité (puisque je ne suis pas médecin) et qui n’a rien fait d’autre que de m’accabler et de son jugement non justifié (puisqu’il n’a pas pris la peine de me questionner sur ma démarche) et de son avis personnel là où je cherchais des réponses scientifiques.  Cela donne surtout le sentiments qu’ils ont oublié qui ils étaient, d’où ils venaient et quelle était leur mission. Ces personnes auront gagné quelque chose de moi : mon absence. Car il m’est important que quelqu’un que je consulte n’oublie pas quel est son rôle et également de rester courtois. Je n’ai croisé que beaucoup trop de jugements dans des domaines où je recherchais de la sécurité. 
 

Ce que je me suis vraiment demandé aussi, c’est : dans ce milieu où l’on s’affiche si facilement dans son intimité, car dire au monde ce que l’on ressent et le détailler si précisément c’est bel et bien « afficher son intimité », connaît-on encore les limites de son professionnalisme ? Sait-on donc se positionner sans condamner ou trop chercher à influencer son lectorat ? Est-ce vraiment possible d’ailleurs ? Et puis aussi,  s’affiche-t-on tel qu’on est vraiment ou tel que l’on aimerait être ? Au lieu d’être tatillon sur les mots et les comportements « normaux » au point de les condamner et semer le doute dans l’esprit des coachés qui viennent vers nous car ils sont déjà plein de doutes, accorde-t-on tout autant d’importance à délivrer un service complet et impartial ? Est-ce perfectionniste ou simplement éthique d’accorder une telle importance à ces « petits détails », puisque manifestement ce n’est pas l’urgence dans ce milieu ? 

C’est en tous cas important pour moi.

Car c’est ainsi que je confie ma propre confiance à un thérapeute, coach, guide ou accompagnant : En constatant qu’il ne piétine pas d’emblée de ses gros sabots ce que je suis déjà et qu’il m’aide à être MOI, et non ce qu’il est lui. D’ailleurs, lire mon propre avis a réellement pour but de vous faire sentir compris, ou pas. Car si vous vous reconnaissez, si cela vous parle ou si ça ne vous parle pas, c’est un indicateur à considérer.

Je ne suis pas un bébé qu’on élève, même si l’on répare mon enfant intérieur. Et la personne que je suis aujourd’hui a ses raisons d’être ainsi telle qu’elle est. La meilleure chose justement qu’un coach puisse m’apporter ce n’est pas ses opinions personnelles, ni de m’infantiliser, mais son objectivité, sa capacité de s’adresser à l’adulte que je suis et non la petite fille blessée, sauf lors d’un exercice dans le thème, évidemment. Sa capacité à me laisser être ce que je suis en toute sécurité aussi, car si je n’ai pas pu le faire avant, c’est justement que je n’ai jamais eu le terrain adapté pour le faire. Ce qu’un coach professionnel doit m’apporter c’est cette sécurité. Et la sécurité ne va pas de paire avec le fait de me sentir jugée ! Il m’est arrivée, lors d’un accompagnement où je m’ouvrais dans ma fragilité en toute confiance, de ressentir fortement que j’agaçais la coach qui m’a d’ailleurs parlé d’une manière agressive et douteuse. Cette coach, qui avait pourtant une grande estime d’elle-même et de la haute valeur de ses services, venait pourtant de commettre une faute professionnelle qui aurait pu fortement m’abîmer si je n’étais pas solide

J’ai constaté également dans ce fabuleux milieu, car il est bel et bien fabuleux malgré tout, je ne parle évidemment ici que de la face sombre que j’ai découverte et qui m’aura bien remuée cette année, que la personne qui m’a aidée à travailler sur ma liberté n’était elle-même pas bien libre en réalité. Les personnes qui m’ont aidée à travailler sur ma personnalité et sur mes valeurs humaines n’étaient, en fait, pas du tout des spécialistes aboutis en la matière. La personne qui devait m’aider à dépasser de très grandes fragilités ne s’est même pas aperçue qu’elle était en fait en train d’en profiter un peu quand même. Et c’est quelque chose qui m’a certes permis d’aller chercher les ressources en moi pour dépasser cette situation délicate, qui m’aura donc permis de progresser, oui. Mais ça ne s’est pas fait dans la bienveillance ni dans la déontologie, NON ! Et ça je le déplore énormément. Car si je vous accompagne aujourd’hui sur la famille et le stress,  c’est bien sur car ces sujets m’ont posé problème dans ma vie et que j’ai donc dû me poser bien plus de questions que des personnes pour qui tout cela était facile au point d’en faire une expertise ! Mais j’en ai justement conscience et il m’est dont important de me sentir solide et aboutie dans mes domaines d’expertises avant de vous proposer des accompagnements. Car non, je n’ai pas développé tout cela pour créer un monde meilleur, ce n’ai pas ma mission à moi de changer le monde et j’admire ceux qui ont le courage de le faire. Je l’ai développé pour me sauver moi de ma situation problématique. Et je le propose aujourd’hui à toute personne qui voudrait avoir la même démarche que moi et s’offrir ainsi le luxe d’une vie meilleure pour lui-même et ses êtres chers ! Il est donc normal de prendre le temps d’apprendre à le transmettre correctement aux autres en respectant leurs besoins, leur singularité et leurs limites à eux car ils, ou plutôt : vous (qui lisez mon blog pour y découvrir ma vision des choses) n’êtes pas moi. Mes outils vous permettent vraiment de dépasser vos blocages et de transformer votre vie, mais je fais également attention à votre singularité. Votre différence. Autrement dit : quand vous venez chercher une transformation auprès de moi vous ne venez pas non plus pour devenir moi, voilà pourquoi il m’est important de faire attention de ne pas vous imposer trop de ma personne, de garder la juste distance avec vous, de ne pas fusionner. Ce ne serait pas pro de ma part et il est de mon rôle que de délimiter les contours de la relation et de vous guider avec ça. 

Connaître ses limites et les poser clairement aux autres, c’est quelque chose que personnellement je prends extrêmement au sérieux tant il m’importe d’accompagner mes coachés avec droiture et fiabilité. J’ai longuement culpabilisé de prendre beaucoup de temps avant de lancer mon activité. Car je suis lente, j’observe tout, je me renseigne, je me forme beaucoup, etc. Et dans une société où l’on pousse tout le temps à passer vite vite vite à l’action, je dénote, forcément. Mais après cette année si riche en découvertes et rebondissements je trouve finalement que c’est une bonne chose de prendre son temps. Si l’on n’oublie pas d’agir également, bien sûr. 

« Faire vite » n’est pas « faire bien ».

Et faire BIEN est définitivement important pour moi. Cela passe par prendre soin de la qualité de son travail, rester éthiquecohérent, dans le respect des personnes qui viennent placer en nous leurs fragilités et leur confiance en plus d’une somme d’argent importante et leurs plus grands espoirs. Cela implique d’être solide dans notre expertise également. Car oui, bien sûr que nous évoluons au quotidien et notamment avec les personnes que nous guidons. Mais notre mission n’a pas pour but de faire payer quelqu’un pour nous faire évoluer nous non plus ! j’ai reçu ça également et je l’ai vécu comme un abus de confiance, ni plus ni moins. je n’ai pas payé pour faire grandir mon coach ; j’ai payé pour que mon coach, mature, me fasse grandir moi ! J’attendais de mon coach qu’il soit tout de même « aboutit », compétent. Qu’il me permette de me sentir en sécurité pour me consacrer uniquement à mon propre développement et non au sien ! Or, je n’ai vu que trop d’attitudes décomplexées à ce sujet, négligeant ainsi cet honneur que les coachés nous font de nous choisir. Non ce n’est pas mon rôle que de faire grandir mon coach. Penser que oui est pathologique et pas professionnel. Cela met beaucoup trop de choses sur mes épaules de coachée. Et c’est tout cela qui m’aura particulièrement chamboulée durant cette découverte de mon nouveau milieu professionnel. Car je me suis faite coachée moi pour alléger ma vie, mais ça me l’aura pas mal alourdie tout de même, de ne pas avoir constaté de limites claires dans les offres qui m’intéressaient. 

Heureusement il n’y a pas que de ça. Il y a également des personnes très bien et soucieuses de garder leur droiture. Je suis très fière d’en faire partie, car oui je m’emploie à respecter ce cap dans la création de mon projet, même si cela implique que je sois plus lente à me lancer ! Je me suis d’ailleurs longuement posé la question de savoir si j’allais continuer dans ce domaine tant il a heurté mes valeurs et ma vision de la profession sur tous ces points évoqués précédemment (et encore, j’en passe). Mais il a également de très bon avantages, comme celui de pouvoir faire comme nous le voulons, dans le mauvais certes, comme dans le bien également. Il m’appartient donc d’entretenir au quotidien mes valeurs (la perfection n’existant pas et m’accordant le droit à l’erreur, comme tout être humain) et de les communiquer correctement pour bien vous guider

Il y a vraiment beaucoup de bon dans le développement personnel. Heureusement. Des accompagnements éthiques, justes et respectueux de la déontologie. De l’humain qu’ils accompagnent. De sa confiance, de ses fragilités, de ses espoirs. De sa méconnaissance du fonctionnement du coaching, car c’est encore peu connu en France par rapport à la psychologie par exemple. Je préfère en effet un coach qui me dit qu’il ne peut pas m’accompagner et me rembourse plutôt que de tenir à tout pris à me satisfaire et ajouter des difficultés à mes difficultés ! C’est ainsi que j’ai envie de proposer aux gens d’être accompagnés ! Cela m’est arrivé et il m’a été très dur d’obtenir un remboursement malgré l’incapacité de cette personne à me cerner (je me suis pourtant définie précisément) et respecter mon intégrité et mes limites

Le respect est définitivement une de mes valeurs principales et il m’est naturel que de chercher à la nourrir ; en le donnant et en le recevant également ! On ne peut pas plaire à tout le monde et tout le monde ne nous plait pas. Et c’est très bien ainsi finalement ! Ce que je déplore, c’est le manque de communication transparente à ce sujet, le manque de limites clairement établies ainsi que le peu d’importance que l’on accorde à ces détails ! Car c’est bien au coach de guider ses prospects et de s’assurer qu’ils recevront l’accompagnement dont ils ont besoin. J’ai été choquée de constater le manque de conscience et donc de remise en question à ce sujet ! 

Cela m’aura fait énormément de bien de parler franchement de tout ça aujourd’hui, de poser cette expérience. J’ai vraiment passé une année compliquée alors que j’avais pourtant décidé d’investir dans des accompagnements pour me simplifier la vie. J’y aurais au moins appris l’importance que j’accorde à fournir des services complets et respectueux de chacun. A me mettre à la place de l’autre et aider l’autre à comprendre ma place. A prendre soin de moi-même, certes, car en accompagnement vous apprendrez souvent à vous faire passer avant, il est donc normal qu’un coach l’incarne. Mais passer avant sans penser également aux autres, sans se mettre à leur place, sans se rappeler que s’ils viennent nous voir c’est qu’ils ne sont pas aussi à l’aise que nous « coach » pour exprimer leurs besoins et ressentis, sans les guider dans cette démarche, sans les mettre à l’aise un maximum et faire qu’ils se sentent en sécurité et accueillis ou bien reconnaître que nous n’avons pas ce dont il a besoin pour cela et l’orienter vers un confrère plus adapté, je trouve réellement que c’est très gênant et que c’est un manque de professionnalisme. Je n’ai pas aimé en tous cas le recevoir ni rappeler à mon coach que j’existe. Il doit s’en souvenir lui-même. Je m’emploie vraiment à faire attention à cela, au détriment d’aller « vite » en tous cas, parce que ÇA ME STRESSE !

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