Les Cinq blessures de l’âme… La famille… Et que faire avec ça ?

Les cinq blessures de l’âme ont été mises en lumière par Lise Bourbeau, mais elles sont en fait inspirées des travaux du psychiatre John Pierrakos. Il s’agit de blessures profondes, plus ou moins présentes chez chacun de nous en fonction de notre héritage familial et de notre vécu dans l’enfance, qui déterminent notre apparence physique, nos comportements, notre rapport à nous-même et aux autres, notre manière de penser, de ressentir, de réagir, de voir la vie, de choisirD’être.  Elles sont plus ou moins présentes en chacun de nous selon si nous les avons résolues ou pas et tout ce que nous vivons de difficile serait lié à l’une ou l’autre de ces blessures. Nos schémas limitants répétitifs sont donc dûs à une blessure qui n’est pas résolue. Nous pouvons donc apprendre à les reconnaître et chercher à les guérir afin de dépasser nos limitations qui bloquent notre vie et notre expansion

Elles sont donc au nombre de 5 et suivent un ordre chronologique : 

– La blessure de rejet : C’est la première de toutes et c’est celle qui nous rend fuyant, qui nous laisse penser que nous ne sommes pas voulu, désiré, aimé. Que nous n’avons pas le droit d’exister. Elle apparaît entre notre conception et notre première année de vie et se vit avec le parent du même sexe et donc ensuite, avec les personnes du même sexe. Elle tourne autour du fait que nous fuyons la vie physique pour nous replier et nous isoler dans notre propre monde mental et intellectuel, parfois même en dormant de manière excessive, voire même en faisant appel aux produits tels que l’alcool ou la drogue. Elle s’accompagne de pensées plutôt sombres et d’angoisses, de paniques, etc. Nous reconnaissons un porteur de cette blessure à travers un corps plutôt effacé et replié sur soi, à l’image de son besoin profond. 

– La blessure d’abandon : C’est elle qui nous rend dépendant. Nous la ressentons à travers le manque d’affection et de soutien de la part de notre parent du sexe opposé, entre la naissance et notre troisième année. Elle se manifeste sur notre corps par un manque de tonus, peu de muscles, des parties flasques et fines, un dos courbé, de grands yeux tristes ou tombants et un aspect plaintif enfantin. Elle nous pousse à être sans cesse en demande, à réclamer de l’attention et à vouloir briller à tout prix. Une blessure d’abandon fortement ressentie nous empêche de savoir rester seul

– La blessure d’humiliation : Celle-là a tendance à nous rendre masochiste et à vivre des humiliations en public. C’est elle qui nous fait manger de façon compulsive pour apaiser la douleur et le dégout que l’on ressent de soi-même, elle qui nous fait nous dévouer aux autres au point de s’oublier. Elle naît entre notre première et notre 3e année à travers l’un de nos deux parents, ou les deux, qui s’interdisent de ressentir du plaisir physique. Elle marque le corps de rondeurs et d’une certaine sensualité que nous ne nous autorisons toutefois pas à vivre, puisque nous en avons honte. Elle est repérable à travers l’aspect enfantin et plein de douceur

– La blessure de trahison : Elle est celle qui nous rend maniaque du contrôle, séducteur, voire manipulateur. Elle prend naissance autour de deux ans jusqu’à quatre ans à travers le parent du sexe opposé qui nous donnera l’impression de nous utiliser, de nous manipuler, et qui provoquera en nous un sentiment de trahison. Elle nous pousse à être fort et cette force se remarquera aisément sur notre corps. Nous aurons alors énormément de difficulté à accorder notre confiance à quelqu’un ce qui pourra nous rendre ultra sceptique, impatient vis à vis des autres et même intolérant et donc à nous engager dans une relation. Elle entraînement le désir de dominer afin de nourrir une forte personnalité et une tendance à occuper tout l’espace

– La blessure d’injustice : La dernière des blessures qui nous rend dur, apparaît entre quatre et six ans via le parent du même sexe qui aurait été spécialement insensible ou froid, ce qui n’aura pas permis l’individuation et qui nous poussera à nous couper de notre sensibilité afin de ne pas ressentir la douleur. Cette rigidité se répercutera donc sur le corps et les mouvements, une belle apparence pourtant dépourvue de sensualité, le regard et la voix sont francs et perçants. Elle nous rendra également perfectionniste et exigeant avec nous-même au point de ne jamais reconnaître que ça ne va pas, même au bord du gouffre. Elle nous empêche d’accepter d’être aimé pour nous-même et nous pousse donc à toujours vouloir « faire » et se sentir utile. 

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 Tout le monde est concerné par ces cinq blessures. Tout le monde les tient de ses parents et les transmet à ses enfants. Moi compris ! J’en ai pris conscience justement grâce à ma souffrance et j’en ai très vite déduit qu’effectivement j’allais les transmettre à mon fils si je ne les réglais pas. J’ai culpabilisé au début, mais à part m’apporter du stress et faire grimper mon taux de cortisol, cela n’a servit à rien. C’est réellement le travail de toute une vie de se libérer de ce qui nous entrave ! Voire même de plusieurs vies selon vos croyances. Ce qui compte, c’est de commencer le travail. Car ça aussi ça se transmet : le fait d’être ouvert au travail sur soi. C’est donc que j’ai fait depuis plus de 10 ans maintenant et ça se ressent énormément sur ma vie, mon bien-être et celui de mon fils et de mes proches !  Travailler sur soi et guérir ses blessures transforme bel et bien sa vie ! En plus, quand on est thérapeute, coach ou qu’on travaille dans l’accompagnement, le développement personnel, etc, je trouve qu’il est important d’incarner ce que nous traitons chez nos patients/coachés/etc. C’est à dire à faire le travail sur soi-même avant plutôt que de se contenter d’être un bon élève diplômé qui connaît la théorie par coeur ! En se libérant soi-même, on libère par extension ses proches et tout son entourage ! 

Si vous avez tendance à vivre beaucoup de souffrances, de frustrations, de difficultés dans votre quotidien, je ne peux que vous conseiller de commencer ce travail. Ces blessures sont cachées dans votre éducation et donc dans ce que vous vivez dans votre famille sur des générations. Voilà pourquoi il est important de s’approprier sa parentalité et ses méthodes, de les renouveller, de les alléger

Tout parent souhaite offrir le meilleur à ses enfants !

Voilà pourquoi nous pensons à ce que nous allons leur transmettre. Mais en général cela concerne surtout le matériel, les valeurs, une certaine identité familiale… Mais ces blessures faisant partie de cet héritage, je vous conseille alors de penser à l’atténuer du plus grand nombre de casseroles possibles. Et c’est en commençant par vous-même que vos enfants bénéficieront de cet avantage considérable ! Des enfants qui voient leur charge de départ diminuée sont plus heureux, plus présents à eux-mêmes, à ce qu’ils vivent, à ce qu’ils apprennent à ce qu’ils deviennent, à leur désir ! Ces cinq blessures nous empêchent d’être « nous-même » et nous poussent à jouer continuellement un rôle dans notre vie et à porter des masques, à se sur-adapter. Ce qui entraîne inévitablement une surcharge de stress, voire ses dérives associées. Il serait donc temps d’aller plus en profondeur dans la relation que nous entretenons avec nous-même car c’est ainsi que nous vivons des vies alignées remplies de joie et de bien-être

C’est quand même vachement plus intéressant de prendre réellement soin de soi plutôt que de posséder une belle voiture ou un I phone 12 dernier cri au prix du sacrifice de soi ! Et de montrer ainsi à nos enfant comment nous aimer ! Nous sommes nombreux à souhaiter aujourd’hui que nos enfants ne vivent pas nos souffrances… Et c’est bien ainsi que nous pouvons permettre cela : En guérissant nos blessures. Et non en cédant à tous leurs caprices !

En vous offrant l’opportunité de vous apporter ce qui vous fait du bien, de vous estimer, de vous aimer… Vous leur offrez la capacité d’en faire de même ! 

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Comment guérir ces blessures alors ? 

Il existe des tonnes d’outils pour guérir ses blessures et pouvoir ainsi être vraiment nous-même ! J’en utilise moi-même plusieurs dans mes accompagnements tels que le coaching, l’art thérapie, la pleine conscience et la sophrologie. J’enrichis d’ailleurs tout ça de ma riche expérience de vie qui va bien au delà de ces outils-ci ! Et chaque thérapeute,  accompagnant, etc proposera sa méthode et ses outils à lui. 

Mais de votre côté à vous, cela commence toujours par la prise de conscience que vous êtes bel et bien concerné tout simplement car vous êtes un être humain et que vous n’échappez pas à la règle. La prise de conscience, suivie de l’acceptation, c’est une immense partie du travail ! Un pas essentiel à la guérison car elle ne peut avoir lieu sans lui. Commencez donc alors par regarder de plus près quelque chose de désagréable qui se répète un peu trop souvent dans votre vie. Reportez-vous à la description de chaque blessure que je fais dans la première partie de cet article et notez ce que vous reconnaissez en vous. Puis, laissez les liens se faire dans votre tête, dans votre corps, dans votre coeur

Imaginez ensuite ce que cela pourrait vous apporter comme bénéfices de quitter ce schéma répétitif qui vous pourrit la vie. Ne serait-elle pas plus agréable, plus légère, plus joyeuse, etc ? Ne seriez-vous pas apaisé(e) et rassuré(e) à l’idée que vos enfants n’aient pas à vivre les difficultés que vous avez rencontrées et/ou que vous rencontrez encore ? Acceptez le fait que ce soit possible, même si jusqu’à ce jour vous pensiez que non ! Car ça ne sera possible, en effet, seulement si vous y croyez. Autorisez-vous à rêver d’une vie meilleure, d’une vie qui vous ressemble davantage.

Vous y avez bel et bien droit vous aussi, vous savez ! 

Si vous ressentez l’envie d’aller plus loin, d’en savoir plus, je vous propose de suivre mes conseils réguliers et de les recevoir gratuitement sur votre e-mail. Ainsi, vous allez pouvoir vous éveiller davantage à tout cela et commencer à faire réellement bouger les barrières qui limitent votre vie !  

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