Vos émotions sont OK ! Vous avez le droit d’être vous-même !

J’ai passé une année de dingue émotionnellement ! Dans tous les sens du terme ! J’ai eu la bonne idée de décider d’être moi-même ! Et ça c’est génial ! Ce qui est moins génial, c’est que même si j’avais prévu que ça ne plairait pas à tout le monde, je n’avais pas prévu que ça plairait à aussi peu de monde… Et là je dois reconnaître que ça fait mal. Encore une bonne raison de chercher à changer quelques petites choses dans sa manière d’être et de voir les choses. Car j’entends souvent ces derniers temps autour de moi que ce qui compte c’est comment on se sent soi. Mais je ne suis pas pleinement en accord avec ça. Pour moi, ce qui compte, et c’est pour cela que j’ai créé FAMILLE HEUREUSE coaching, c’est comment on se sent soi ET comment se sentent les autres autour de soi, car penser à soi sans penser aux autres ensuite, c’est incomplet à mes yeux et surtout à mon coeur

J’ai donc malgré moi choisi d’affronter ma blessure de rejet (et d’abandon)… Je dis malgré moi car effectivement je ne -l’avais pas calculé par excès de spontanéité. Il n’a effectivement pas été rare pour moi ces derniers temps, quand j’exprimais mes émotions, quand je parlais de moi, mon point de vue, de ce que je ressens, de là où j’en suis, de comment je (me) perçois, etc, de ne pas recevoir d’écho en retour, voire même parfois un immense « RIEN A FOUTRE » ! Je veux dire par là que l’échange n’était pas en faveur d’une discussion détachée où chacun prend en main sa propre sensibilité et l’exprime, où chacun écoute l’autre afin de mieux le comprendre, mais plutôt dans une ambiance tendue teintée de projections et de quelques touches de souffrances. Un conflit, quoi. 

Une projection, c’est le fait de renvoyer sur l’autre une croyance, une expérience passée, un a priori, etc. Ce n’est absolument pas rare. Ce qui est plus rare, c’est le fait de le savoir et de vouloir le prendre en main pour éviter un conflit. J’en suis moi-même capable, je suis bien évidemment humaine, mais je prends aussi souvent que possible le temps de remettre en cause ce que je perçois et la manière dont je le reçois. J’y ai été obligée de part mon TSA (je l’aborderai plus tard), car à la base, je ne comprenais pas les rapports sociaux. J’ai dû les étudier pour y participer.  Je ne réalisais pas que ma différence pouvait à ce point déstabiliser. Je ne réalisais encore et toujours pas que ma différence était différente à ce point . Je ne réalisais pas non plus qu’on rejette à ce point la différence au lieu de lui faire une place ou bien de se renseigner, de poser des questions et adopter ainsi une posture plus humble de découverte. Je ne réalisais pas beaucoup de choses en fait. Trop occupée à penser, à juste titre du reste, puisque j’ai bel et bien un handicap social, que j’avais beaucoup à apprendre dans les relations avec les autres. Et finalement je me rends compte que j’ai bien rattrapé mon retard ! Malgré les petites choses encore à améliorer bien évidemment. On a toute notre vie pour évoluer ! Chaque chose en son temps. 

Ce que j’avais envie de partager ici aujourd’hui, c’est que de part cette différence neurologique, je vis les choses de manière ultra intense, même si je le montre pas. Là où la plupart des cerveaux disposent d’un filtre, comparable à une fenêtre, pour affronter le monde extérieur, le miens ne dispose que d’une moustiquaire, pour reprendre les termes très explicites de Tanya Izquierdo, l’auteure de « L’asperguide ». Je vis donc les choses depuis toujours sans filtre, ce qui est particulièrement épuisant et rend mon corps particulièrement douloureux. Beaucoup appréhendent l’autisme sans trop savoir et donc sans trop de profondeur, mais pourtant il est comparable à des nationalités par exemple : Nous sommes tous des êtres humains, nous avons tous des similitudes comme deux bras, deux jambes, un coeur, des projets, des rêves, etc. Nous sommes bel et bien tous uniques également de part notre individualité (ce qui nous fait toujours un point commun). Mais nous faisons toutefois partie d’un groupe qui partage une même nationalité, dans ce cas évoqué en exemple, et donc une histoire commune et des blessures associées. Dans le cas d’un TSA c’est la même chose : nous partageons dans ce groupe, qui en plus nous tient à coeur pour certains, une différence neurologique, et donc aussi une histoire commune et des blessures également associées. Nous sommes tous dans le même bateau, et oui bien sûr, nous sommes tous uniques finalement, au delà de ces similitudes, nous n’avançons pas au même rythme ni en priorisant les mêmes sujets. Nous avons chacun notre individualité, notre originalité, notre mission, notre particularité, etc.  Mais nous sommes aussi tous des êtres humains et avons des tas de choses en commun. J’espère avoir éclaircit un peu le sujet. 

Le soucis quand on est différent, c’est bien le rejet (en premier lieu, en grosse partie, etc). Gros sujet qui demande d’apprendre à ne pas prendre pour soi quelque chose que nous prenons pourtant directement en plein coeur. En plein coeur, je précise, et pas en plein ego comme je l’ai souvent entendu dernièrement. Quand vous êtes rejeté par des personnes en qui vous aviez placé votre confiance et avec qui vous aviez envie d’approfondir une relation, vous souffrez dans votre coeur. Prétendre que vous ne souffrez pas c’est soit de l’ego, (l’ego n’est pas un monstre à 3 têtes de mon point de vue, mais un assistant de construction d’identité), soit que vous n’étiez pas honnête avec vous-même (et donc avec les autres). 

J’ai donc décidé d’être pleinement moi-même car ça m’était vital et que je prépare mon coup depuis quelques années à coup de coaching justement. Et je suis bien en train d’en payer le prix de passage. Ce n’est pas facile. Oui j’en souffre, énormément même. Mais j’ai accepté cette tempête, car je crois au fait que pour donner justement aux autres je ne pouvais que commencer par moi-même. Toute personne qui ne comprendrait pas cette démarche n’en serait donc pas au même stade que moi et toute relation serait alors difficile, voire blessante, étouffante  (des deux côtés) ou même carrément impossible. En tous cas elle entraverait sérieusement mon développement et la réciproque serait vraie. Et c’est bien pour cela qu’on a peur d’être soi, car nous avons peur de ces pertes là à juste titre : j’ai bien dû assumer de nombreuses pertes ces derniers temps ! 

J’ai donc eu l’idée de partager avec vous un  » Top 3 du prix à payer », aussi bien pour m’épancher un peu (car ça fait vraiment du bien) que pour informer des personnes qui, comme moi, rencontreraient ce genre de défi, de cap à passer dans leur vie et qui ne saurait pas réagir face à ça, et qui ne seraient pas non plus en mesure de prendre de la hauteur, car parfois les situations sont réellement déstabilisantes, bouleversantes et blessantes ! Je les ai classées d’ailleurs de la moins bouleversante à la plus douloureuse. Enfin, je vais tenter de dédramatiser la chose car cela reste un cap, un moment de vie que nous affrontons tous un jour ou l’autre. Encore une fois, nous sommes tous dans le même bateau ! 

(Pardon pour cette tête ! Je ne m'en remets pas 😀 mais j'assume au point où j'en suis)

3) La troisième place revient à des médecins de mon département. 

Avec toutes ces histoires (de covid),  j’ai eu besoin de poser tout un tas de questions à propos du vaccin aux médecins que je consultais habituellement. Les deux m’ayant pris de haut, plutôt que de prendre au sérieux mes ressentis, j’ai décidé de changer de médecin pour un trouver un qui me correspondrait plus (+), notamment dans la valeur de respect et aussi dans la démarche de mélanger les deux médecines (naturelle et allopathique). Je n’avais pas prévu que ça allait être le parcours du combattant par contre… Mais ok, soit. Quand on veut vraiment faire évoluer quelque chose on ne s’arrête pas aux premières difficultés. J’ai donc pu constater que je n’étais absolument pas la seule à avoir cette idée de trouver un médecin en accord avec ces valeurs, car dans mon coin, ils refusent tous les nouveaux patients ! J’ai demandé conseil autour de moi du coup, car j’apprécie plutôt le bouche à oreille. J’ai donc décidé de rencontrer le médecin homéopathe d’une amie d’amie à 1h de route de mon domicile (tant pis !). 

Comme j’étais pressée de retrouver un médecin traitant dans cette période où j’avais particulièrement besoin de la médecine, je n’ai pas donné d’importance à ce que j’ai ressenti intérieurement en prenant les infos à propos de lui. Première erreur… Mon ressenti est important et mérite d’être écouté. La première consultation se passe et les règles de ce cabinet m’interpellent dans le mauvais sens du terme… Mais bon, pourquoi pas. Je n’ai pas accordé d’importance à ces réticences à l’intérieur de moi car je voulais arrêter de chercher. Seconde erreur

Comme il ne prenait pas de RDV, j’ai décidé d’y aller avant la fermeture du cabinet puisque je venais de recevoir les résultats de mes analyses et que j’avais besoin des interprétations pour prendre soin de moi et de mon fils correctement. Après 1h de route dans les bouchons, je n’ai trouvé qu’une secrétaire seule au cabinet, le docteur était parti en urgence médicale. Mon cerveau n’ayant pas l’habitude de traîner dans les associations d’idées, surtout quand je suis déstabilisée, comme là, je me suis immédiatement demandé si c’était une bonne idée de consulter ce médecin… Les 1h de route et le fait qu’il ne prenne pas de rdv étant peut-être des obstacles majeurs puisque, dans le cas d’une urgence médicale comme celle-là, personne n’a pu me prévenir de ne pas venir… Sans RDV personne ne sait que je viens et je ne peux pas me permettre de faire régulièrement 2h de route pour rien. Je me mis à poser plusieurs questions à sa secrétaire tandis que je m’épanchais également, pour mieux comprendre leur logique d’organisation, mais celle-ci n’a visiblement pas interprété positivement ma démarche vu le ton extrêmement désagréable et méprisant qu’elle employa pour me répondre. Après avoir posé mes questions je lui fis donc une remarque pour lui demander de temporiser sa manière de me répondre car je ne le reçois pas bien. Qu’est-ce que je n’avais pas dit ! Elle refusa de reconnaître qu’elle avait pu me heurter et commença à m’accabler de reproches et peu à peu déverser sa haine ! Je venais de lui dire que j’étais épuisée après ma route mais elle n’arrêta pas de se déverser sur moi. 

J’étais choquée d’un tel comportement ! Je ne sais pas pourquoi, je décidai de quand-même m’accrocher à ce médecin. Toute personne peut faire des erreur, moi compris. Alors j’ai eu envie de lui laisser une chance. Sûrement s’était-elle remise en question pour avoir parlé ainsi à une patiente, peut être avait-elle passé une mauvaise journée elle aussi après tout.  J’attendrais de voir.

A mon retour au cabinet, après 1h30 d’attente, je pu enfin rencontrer le médecin. Les rapports avec la secrétaire étaient réduis au minimum mais le respect était là, ce qui est bien ma priorité je précise. Mais quand le médecin s’absenta pour une photocopie, la secrétaire vint dans le cabinet et me lança sur un ton toujours sombre et  sarcastique qui a même fait halluciner mon fils « Ben vous voyez ! Il est là cette fois ». Elle venait bel et bien me chercher !

Jusqu’à il y a peu, j’aurais pris sur moi pour ne pas faire de vagues, rejetant ainsi mes ressentis et mon besoin de me sentir respectée. Mais là elle dépassait les bornes ! Je lui avait dit que cela me blessait et encore une fois, je me suis promis d’être moi-même quoi qu’il arrive. Elle m’avait bel et bien blessée, je ressentais mon coeur battre à fond dans ma poitrine et l’angoisse m’envahir peu à peu dans tout mon corps. Je lui dit alors en m’énervant de changer de ton avec moi, définitivement, car c’était trop. Et là ce fut l’explosion finale, une inondation de mauvaise foi tellement énorme que même mon fils, une fois de plus,  fut choqué par ses mensonges ! Le médecin, tout aussi peu respectueux finalement, et visiblement incapable de faire preuve de discernement (ce qui pose problème tout de même en médecine…) me dit qu’il défendait sa secrétaire sans se poser de questions. Il me balança la carte vitale au nez et me demanda de partir. Bim bam boum, le rejet ultime ! Il réagit ainsi alors que je venais de lui exposer mes soucis de coeur qu’il a à peine pris la peine d’écouter… Dans son cabinet, la porte grande ouverte, anéantissant ainsi tout secret médical. Bonjour les erreurs dérangeantes quand même ! Et encore j’en passe. 

Mais je décidai d’en rester là car je n’ai pas à prouver à quelqu’un ma bonne foi alors qu’il me montre clairement en plus qu’il n’en a rien à faire de moi et de ce que j’ai pu ressentir. Et je n’ai pas non plus à rester avec un médecin qui fait n’importe quoi et me prouve par A+B qu’il préfère un mensonge arrangeant plutôt que d’être juste. Vu l’ampleur de l’abus que je venais de me prendre dans la tronche, je leur lançai un sincère « bon débarra, vous êtes complètement tarés » en claquant la porte, convaincue de ne pas perdre grand chose à part une grosse partie d’énergie. Ce fut très violent et bouleversant, à donner comme à recevoir. Mais ce que je cherchais quand j’ai commencé ma démarche, c’était bien le respect en premier lieu dans toutes les sphères de ma vie. Ces deux horribles personnes en étant dépourvues, j’allais continuer de chercher mon bonheur ailleurs

Mon fils me fit remarquer que j’étais impressionnante quand je me défendais. C’est vrai, je le reconnais. Néanmoins, si on ne m’agresse pas je n’ai aucune raison de montrer les crocs, au contraire. Je suis vraiment dans une démarche d’empathie vis à vis des gens. Je sais bien qu’ils ne peuvent pas réaliser ma différence qui ne saute pas aux yeux et que ce n’est pas non plus leur rôle de la prendre en main, mais quand je la formule j’aime bien qu’on fasse attention à moi et qu’on apprécie ma démarche. C’est en tous cas vers ça que je souhaite aller. Il n’y a aucune raison valable que je ne le reçoive pas puisque c’est le genre de relations que je veux vivre dans mon quotidien désormais. Et le rapport de confiance avec son médecin traitant est pour moi important. Rien n’excuse une telle attitude méprisante et je ne la mérite pas non plus. Je lui ai, après tout, juste demandé de calmer son ton qui m’a heurtée et que je ne pouvais pas porter. Tout le reste n’était que son interprétation et ce qu’elle a montré en disant davantage sur elle que sur moi. Mettre de l’eau dans mon vin est tout à fait possible quand on ne piétine pas non stop mes blessures encore à vif. Je ne suis pas une machine… Quand on « m’écrase le pied » (c’est une image pour dire qu’on me blesse) j’ai aussi le droit de crier !

 

2) La seconde place revient à un thérapeute que j’ai consulté ce dernier printemps. 

J’ai trouvé sa méthode super originale et en même temps pertinente pour éliminer les phobies. Les phobies sont typiques de mon fonctionnement d’ailleurs. Mais je n’ai pas l’habitude de ne pas vouloir dépasser ce qui m’entrave quant à la réalisation de mes objectifs. Et comme cela faisait longtemps que je me l’étais promis, j’y vit un signe et je décidai de sauter le pas pour engager des démarches afin de guérir ça

Dans l’appel découverte, je lui exposai donc mes attentes, mes besoins ainsi que mon fonctionnement atypique et mon TSA mes limites et ma sensibilité, car en plus, dès que cela touche le corps cela me remue immensément, à tel point que c’en est difficilement gérable. C’est également d’ailleurs,  typique de mon fonctionnement et demande des techniques particulières et surtout une profonde compréhension. Je l’ai d’ailleurs observé avec mes élèves qui avaient un TSA et en adaptant mes techniques j’ai pu obtenir des résultats plutôt que des blocages. J’ai pris l’habitude de me définir à ceux que  je rencontre pour mieux les guider, car je suis actuellement incapable de gérer ni de vivre les émotions ultra fortes provoquées par des exigences ou un changement trop brutaux. J’ai besoin de douceur et de sincérité quant au fait qu’on puisse prendre en main ma sensibilité ou pas. Ce que je lui ai demandé. En toute transparence,  sérénité et empathie. 

Mais je n’ai pas dû être suffisamment claire avec lui, ou bien n’a-t-il pas réalisé l’ampleur de ma sensibilité, ou encore, a-t-il pensé qu’il pouvait prendre ça en main, car il m’a prouvé plusieurs fois qu’il n’avait absolument rien comprisOk, pas grave. Comment ça « pas grave » ? Première erreur !

J’allais essayer quand même de me dépasser malgré le niveau trop élevé pour moi et après lui avoir répété plusieurs fois et constaté qu’il n’arrivait pas à me comprendre, je ne pu donc pas continuer à le suivre et pris la décision d’arrêter avec lui.  J’appréhendais ces séances la peur au ventre et commençais à ne plus en dormir la nuit. 

Je précise qu’un accompagnement thérapeutique est une Co-création. Et qu’il est aussi de la responsabilité du praticien de savoir reconnaître ses limites, personne n’ayant envie de se sentir mal et de causer des problèmes à l’autre à la base. Je lui demandai le remboursement de la moitié de mes séances pré-payées qui n’avaient pas été assurées. Et tout d’un coup, il fut impossible pour lui de reconnaître sa part dans l’histoire ! Car dans un conflit, chaque partie a bel et bien SA part. Il me dit qu’il s’éclatait grâce à moi, car il évoluait. Qu’il m’avait transmis le « truc » et que maintenant j’allais savoir me débrouiller seule donc ça ne méritait pas un remboursement. Incroyable cette réaction (ou pas) ! Absolument pas juste en tous cas ! C’en était trop, interagir avec une personne si loin de mes valeurs me bouleversa tellement que je me mis à pleurer de douleur instantanément, en exigeant d’être remboursée pour toutes ces séances qu’il n’avait pas assurées ! J’ai acheté un service qui comprend tant de séances, je ne l’ai pas reçu au complet, je ne lui demande qu’un remboursement juste, et non complet (ce qui montrerait que je ne le considère pas), par correction et respect pour son travail et en plus je repars malmenée, alors que je l’avais prévenu maintes fois, c’est donc la moindre des choses de récupérer ma part non consommée qui représentait plusieurs centaines d’euros. 

C’est quand même incroyable une telle réaction !  J’avoue que oui, j’attendais plus (+) de personnes qui vendent des valeurs humaines, du respect de soi et des transformations qui impliquent devoir prendre en mains une faiblesse de l’autre (et donc de ne pas en profiter). Lui n’a regardé que son plaisir, son revenu, son point de vue, mais à aucun moment il n’a fait réellement attention à mon ressenti, ma sensibilité, mon bien-être et donc à mes limites et par extension, ma capacité à suivre ses séances de manière safe pour moi, sans être trop confrontant. Qui d’autre qu’un thérapeute à qui je confie mes fragilités devrait avoir l’exigence et le soin pour lui-même de bien savoir écouter et comprendre l’autre ?! Ce n’est pas rien et ça se respecte, ça s’entoure, ça s’encadre. Ou bien ça s’exprime et se reconnaît lors de la prise de contact ! 

Un peu de délicatesse et d’attention ne mangent pourtant pas de pain ! 

J’ai dû insister plusieurs fois jusqu’à ce qu’il daigne entendre et reconnaître qu’il ait pu effectivement avoir commis un impair ! Décidément, cet ego ! Il fini par s’excuser (Hallelujah !) et me rembourser cette part non consommée, même si je dû quand même prendre en charge ses frais Paypal pour enfin solder les comptes et avancer. Je perdis une grande partie de mon stress quand cette personne fut sortie complètement de ma vie. J’ai ensuite trouvé une autre thérapeute qui écouta ma mésaventure et pris le temps de me proposer des séances plus douces et adaptées, qui respectaient ma sensibilité extrême qu’il m’est encore si difficile de laisser vivre, puisque c’est le début de cette démarche. Quand on débute une guérison, une libération de quelque chose à l’intérieur de nous, c’est forcément ultra sensible ! Et c’est OK en fait, d’être ultra sensible et d’être pris en compte en l’état ! Personne n’a à remettre cela en question pour son propre confort !

 

1) La première place revient à une personne qui m’était chère, à qui j’ai confié ma confiance et mon coeur…

Que je connaissais ou croyais connaître depuis 6 ans. Et je c’est bel et bien la pire des douleurs. J’en ai encore, d’ailleurs, la gorge serrée et le coeur douloureux en vous confiant mon expérience, même si elle commence à dater maintenant (de quelques mois) et donc à s’apaiser totalement. 

Cette personne a pourtant souhaité ouvertement attirer mon attention, voire carrément me séduire. Elle m’a encouragée dans mes sentiments, et puis elle a décidé d’un seul coup d’un seul, que je n’avais plus rien à faire dans sa vie. Cette décision brutale fut prise après m’avoir accueillie comme locataire de son appartement et ne l’a pas empêché par la suite de tenter un hameçonnage, me laissant espérer un changement d’avis. Il a ensuite exigé que je m’accorde illico presto à sa décision sans broncher, sans faire attention au fait que je n’étais pas une poupée, une machine, sur laquelle on appuie sur ON ou OFF selon son humeur du moment. Car je l’importunais clairement avec ma peine et mon état de choc. Il aurait pu se douter qu’en apprenant ça après lui avoir exprimé mes intentions et mes sentiments, après avoir traversé le pays avec toutes mes affaires, pensant le retrouver pour de bon cette fois, en remerciant le ciel de me donner ce que j’espérais. Au bout d’un moment c’est bien aussi de prendre ses responsabilités au lieu de faire l’innocent. Cruel

Alors attention, je suis OK avec le fait que nous sommes toujours libres de changer d’avis ! Rien ne nous oblige à faire de la place à quelqu’un si nous réalisons que ce n’est pas/plus juste pour nous. Cela peut réellement arriver à tout le monde de se tromper, moi compris ! Ce qui n’est pas OK, c’est la manière de faire, qui ne pouvait entraîner que de la douleur. Car quand on considère vraiment l’autre, qu’on ne l’utilise pas, on fait bel et bien attention à lui. Je me suis d’ailleurs ouverte à lui avec transparence et courage, car ce n’est vraiment pas évident d’oser avouer ses sentiments, avec clarté et sans aucune équivoque. Mais il ne l’a pas pris en compte, ni au sérieux. Et même si ce n’est pas sa responsabilité de me rendre heureuse, encore plus (+) s’il n’est pas amoureux finalement, que c’est bien la mienne, je ne méritais pas de recevoir tout ce mépris. Mais peut être était-ce ainsi que lui traitait son propre coeur ?

Je ne me sentais donc pas respectée, pas comprise, après tout ce que nous avions partagé ensemble (qui manifestement n’avait marqué que moi)! Je trouvais même qu’il abusait de me demander de lui rendre des services. Il m’a quand même dit qu’il ne me donnerait jamais ce que j’attendais ! Alors à quoi jouait-il (encore) ? Il n’y avait donc aucune raison de continuer une relation qui me faisait pleurer tous les jours. Après m’être suffisamment remise d’une telle épreuve, je pris toutes mes affaires pour me réfugier dans ma famille et finir de m’en remettre. La mort dans l’âme car vraiment j’y croyais. Et je reste persuadée qu’il n’a pas été totalement honnête. Ce que je ne peux bien sûr pas contrôler, je n’en ai d’ailleurs même pas l’envie, mais qui rajoute de la frustration à la douleur. 

Je pense que je m’en veux à moi encore plus qu’à lui. Car il a bien sa part et avait le choix dans sa manière d’agir. Mais j’avais pensé quand même naïvement qu’en faisant ce que je fais dans la vie, j’étais à l’abri d’une telle épreuve. Qu’en clamant ouvertement mes sentiments, mes intentions, mes rêves avec lui, mes sensibilités, etc ; ma vérité en somme, cela allait être suffisant pour qu’il me respecte et prenne soin de moi. Que sa promesse de prendre soin de mon coeur suffirait. Et dans une relation normale, pleine d’amour et de respect, et réciproque, cela suffit effectivement. Je n’ai d’ailleurs pas non plus à m’inquiéter d’être accueillie et jetée en même temps. Mais à quel moment finalement, ai-je réellement pris en compte ma petite voix qui me disait que je faisais fausse route ? A quel moment je me suis assurée qu’il saurait bien prendre soin de mon coeur avant de le lui confier ? A quel moment moi, ne me suis-je pas laissée tombée en fait ? 

Cette personne en qui j’ai cru a tout simplement brisé mon coeur, et moi je l’ai laissé faire. J’ai dépassé beaucoup trop mes limites pour rester près de lui alors qu’il ne me le demandais pas clairement. J’ai toléré des choses que je trouvais intolérables, juste au cas où j’avais mal compris et parce que j’avais peur de le perdre. Je me suis rapprochée de lui alors que sa situation n’était pas OK pour moi. J’ai placé en lui trop d’espoirs pour ses épaules pourtant bien solides. Je n’ai pas assez pris le temps de voir comment il avait évolué, je lui ai confié beaucoup trop de mon pouvoir. J’avais donc raison de m’en vouloir suffisamment pour marquer le coupressentir dans mon corps les conséquences de mon rejet de moi-même et provoquer ainsi une prise de conscience, un changement. Car si l’autre nous rejette finalement, c’est peut-être aussi parce que nous l’avons fait nous-même avant

Ce fut extrêmement difficile de regarder ce traumatisme en face. Autant à cause de l’ego que du coeur en mille morceaux. J’ai pu ainsi apprendre encore un peu plus d’humilité (quoi que beaucoup plus dans ce cas précis, vu l’ampleur de la chute), à m’accorder énormément de compassion et de compréhension. Je n’avais pas rêvé dans cette histoire. Mais lui changeait de version au gré de son déni. Il n’a pas été capable d’écouter mes ressentis pourtant légitimes. Mais au fond, était-il vraiment capable d’écouter les siens ? Sans doute que non. Et ça, j’aurais pu le voir si j’étais moins obnubilée par mon désir à moi.  En plus, pour bien m’auto-achever, j’ai douté de moi, de la légitimité de ma peine, du choc que je vivais. Ma différence m’a trop souvent demandée de m’assurer que j’avais bien compris les autres et cette habitude (qui en plus n’a plus lieu d’être) ne m’a pas permis d’être pleinement présente et de l’écouter, non plus. Mes ressentis, dans ce cas, étaient plus que légitimes. Ça fait déjà hyper mal de se faire jeter, mais encore plus dans de telles circonstances. Et je n’avais ni à douter de leurs légitimité, ni à lui demander qu’il les valide. J’avais juste à partir. Car au fond, qu’est-ce que je pouvais réellement aimer de lui aujourd’hui si ce n’est un souvenir et une illusion

A travers ces histoires j’ai pu grandir, gagner en humilité

Car ce qui nous fait autant réagir et bel et bien à purifier ! 

J’ai accepté et compris que ce n’était pas parce que j’avais grandement progressé sur moi et que je suis coach, que je ne pouvais pas encore faire des erreurs et vivre des moments difficiles. Que j’avais aussi le droit d’être immature et incohérente parfois, sans me mettre une pression de dingue et en m’aimer telle que je suis ! Que tout ce que j’ai su donner comme compréhension et compassion aux autres, je pouvais me l’offrir à moi et cela m’a enchantée ! 

Cela m’a appris à être plus présente dans mes relations quelles qu’elles soient et moins centrée sur moi, à donner plus (+) d’écoute et d’ouverture à l’autre, si toutefois l’autre est dans cette même démarche vis à vis de moi. La réciprocité étant vitale pour moi pour créer une relation, ainsi que des valeurs et priorités communes. Et cela m’a surtout permis de m’aimer davantage en voyant tout ce dont j’ai été capable dans ces histoires ! 

J’ai souffert à mort car je devrais souffrir pour libérer le blocage dans mon corps et constater que j’étais bien toujours en vie ! Toujours debout et capable de m’aimer et d’aimer en retour. Mon coeur est toujours ouvert et je suis toujours connectée à ma sensibilité et mon empathie, je n’ai pas coupé mes émotions afin de les fuir, mais souhaite au contraire les ressentir encore davantage en me reconnectant toujours plus (+) à mon corps malgré cette grande difficulté que j’ai avec ça ! Je me trouve vraiment être une belle personne qui a énormément à offrir à qui sait l’apprécier, en plus d’être courageuse et forte ! Et effectivement, je ne le savais pas encore assez, malgré ce que je pensais ! Cela m’a permis, enfin, de résoudre un conflit intérieur immense qui bloquait totalement ma vie et mon évolution.

Il ne tient qu’à nous de transformer nos difficultés en opportunités de croissance et d’expansion ! 

Au delà de ça, cela m’a permis de réaliser que je n’avais que trop longtemps dit OUI pour (aider/aimer) l’autre (car je croyais sincèrement en lui) et pas forcément OUI pour moi et qu’il était temps de m’aider/aimer moi-même d’abord pour éviter d’attendre trop des autres et d’être déçue. Que c’était à moi avant tout de donner de l’importance à mes émotions, de les respecter, de les écouter et de les imposer car oui elles ont leur place ! Je ne peux vraiment laisser personne me faire croire qu’elles ne sont pas légitimes et que je ne dois pas les écouter et les dire, car au passage, c’est mon droit fondamental ! Par contre, s’il me demande de ne pas le faire car il ne peut pas m’entendre, c’est également mon devoir que de le respecter. Une relation est un échange ! De plus, c’est aussi ma responsabilité de ne pas m’ouvrir d’un coup sans avoir pris le temps de vérifier si l’autre pouvait me recevoir.

Dans les rapports humains, il y a des règles implicites à respecter pour que ces rapports soient agréables et fluides ! Et cela s’apprend ! La preuve ! Je n’y comprenais vraiment rien à il y 20 ans à tout ça ! C’est donc ce que je propose ! 

Nous avons le droit d’être (hyper) hypersensible sans que cela nous soit reproché. Nous avons le droit de refuser un jugement ou une injonction à changer si nous ne l’avons pas demandé et qu’elle ne nous convient pas. Nous avons le droit de vouloir simplement être accepté comme nous le sommes ! Nous n’en sommes pas tous au même stade dans nos vies, nos évolutions et donc nos besoins. Ce que l’autre perçoit ne regarde que lui mais ne définit pas qui nous sommes. Nous ne sommes pas toujours enclin à tout montrer aux autres tout le temps pour X raisons qui nous appartiennent. ET C’EST OK ! 

Tout n’est donc qu’interprétation là où il n’y a pas de dialogue sain et authentique. 

Des histoires comme ça j’en ai vécu des tonnes cette année (je parle toujours en année scolaire). Je ne livre ici que les trois plus marquantes que j’ai pu dépasser pour vous offrir suffisamment de recul. Mais si c’est le prix à payer pour être soi-même alors c’est OK. Car malgré toute cette souffrance, j’ai trouvé en moi le meilleur des refuges et une source infinie de sérénité.

J’ai enfin appris à m’aimer réellement et profondément pour ce que je SUIS et non pour ce que je FAIS. Je garde espoir de rencontrer bientôt mes âmes soeurs car c’en est bien le chemin. J’en ai déjà d’ailleurs, dans ma vie sur d’autres plans. Et je suis reconnaissante de tout ce qu’elles m’apportent juste en existant. 

Vos émotions et ressentis sont importants, ils comptent. Et ne laissez pas votre peur du rejet vous inciter à vous rejeter vous-même en les ravalant et les mettant de côté ! Vous comptez, votre présence est unique et elle compte. Vos besoins également, même si ces besoins ne font pas sens pour les autres ! J’aurais aimé d’ailleurs que ces trois personnes de ce top 3 du rejet sachent m’exprimer leurs limites à elles pour mieux les respecter ! 

La première thérapeute que j’ai consulté parce que j’avais mal à ma vie était une psychologue formidable du 5e arrondissement à Paris. Un quartier où j’aimais me rendre, ce qui ne gâche rien quand on cherche à se retrouver. Sa première séance était consacrée à faire connaissance. Elle m’avait bien précisé les règles : si à un moment ou un autre je ne me sentais pas bien avec elle pour démarrer une thérapie, je devais le lui dire sans aucune crainte, car elle en avait besoin pour bien faire son travail. Elle aussi me dirait à la fin si elle pouvait s’occuper de moi.

Un merveilleux apprentissage de respect et d’amour de soi que je lui dois avec immensément de reconnaissance !

Car encore une fois, quand on se respecte soi-même et qu’on s’aime, on montre ainsi l’exemple à l’autre et on lui permet de le faire à son tour. Je l’ai consultée durant 7 ans avec beaucoup de bonheur de retrouver toujours ce vrai moment à moi ou j’arrivais enfin à guérir peu à peu mes blessures ! Grâce à elle, j’ai appris à donner ce même respect à moi puis aux gens que j’accompagne. Ainsi nous pouvons travailler chacun en toute sécurité pour notre intégrité

En se donnant le droit d’être soi, d’écouter ce que vous ressentez et de l’exprimer, vous aidez réellement  l’autre à le faire !

C’est donc de la gratitude qu’il devrait vous donner, finalement, même si c’est vrai que pour lui aussi c’est dur ! Vous avez le droit de refuser les réactions ou paroles qui heurtent votre coeur et faire attention si vous constatez que vous les donnez.  C’est s’aimer soi-même que de faire attention à soi. C’est une bonne chose de chercher à se comprendre, se définir si on le souhaite, comme on le souhaite, de ressentir de la compassion pour ce que nous sommes aujourd’hui. 

Ne laissez personne vous faire douter de ça. Il n’y a qu’en s’apportant cette écoute, cet amour, cette tolérance, qu’on pourra l’offrir aux autres, si telles sont vos valeurs, of course ! C’est un merveilleux cadeau à s’offrir, puis à offrir à nos êtres chers en particulier. A la terre entière, en vous donnant le droit de rayonner tel(le) que vous êtes. Et OUI, vous avez le droit de partir si pour vous ce n’est pas OK ce que vous recevez en retour, si ça ne vous convient pas.

Ce n’est pas facile d’être soi ! Cela implique d’avoir suffisamment guéri ses blessures. Et même si c’est le travail d’une vie, nous allons plus vite et plus loin en demandant de l’aide à des pros qui nous correspondent, plutôt qu’en revivant durant 20 ans voire  éternellement le même schéma destructeur

C’est pourquoi je partage avec vous mes connaissances et mon expérience de vie ici.

Cela aidera certains à avancer, juste en lisant mes articles. D’autres auront besoin de plus de temps, d’explications, d’attention et d’être entourés et accompagnés, guidésEt c’est OK aussi ! 

Si vous souhaitez donc aller plus loin et recevoir directement et gratuitement mes conseils avisés et autres partages de valeur pour vous, régulièrement et directement sur vos emails… 

On ne peut pas exiger de tout le monde qu’il nous aime et nous accepte comme nous sommes. Cela leur appartient, comme ça nous appartient à nous également d’aimer/d’accepter ou pas quelqu’un. Il y a des personnes qui nous comprennent et le font naturellement. Et d’autres qui ne savent ou ne souhaitent pas le faire. Et c’est OK. Comme ces médecins et cette secrétaire, ce thérapeute, cet amour perdu, etc. Ils ont bien le droit de ressentir ce qu’ils ressentent autant que moi. Mais il y a par contre des manières de faire !

Nous nous devons le respect mutuel et c’est à chacun que de savoir le définir pour soi.

Car au delà des bases communes, le respect dépend de nos sensibilités propres. Et si on ne les exprime pas à l’autre, s’il ne sous connait pas bien, ne peut pas le deviner. Cela me rappelle une personne qui ne ne sentait pas respectée par moi sans me dire où je la heurtais, si ce n’est trop tard. Pas de problème si nous souhaitons interrompre la relation, pas OK si nous souhaitons dépasser le conflit ! Il est urgent d’accepter que c’est bien à nous de nous connaître, nous prendre en charge et nous aimer en premier plutôt que de sans cesse le chercher à l’extérieur de nous-même et d’être ainsi déçu. Même auprès de vos proches ! 

C’est en guérissant la dépendance affective pathologique que l’on devient autonome et épanouis dans nos relations

Alors à bientôt pour encore plus de supers partages et conseils, si cela résonne en vous et vous correspond ! 

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